Qu’est-ce que le Motion Design ?

Qu’est-ce que le Motion Design ?

Quelle definition peut-on donner au motion design ?

Le motion design, ou design animé, consiste à mettre en mouvement des éléments graphiques pour transmettre une information, expliquer une idée ou créer un univers visuel. C’est savant mélange d’animation graphique et de design.

Textes, formes, illustrations, pictogrammes, chiffres, graphiques, photos… tous ces éléments peuvent être animés et combinés, en respectant généralement l’identité visuelle de l’entreprise ou du projet.

Le motion design peut constituer à lui seul un film complet, ou venir s’intégrer à des images tournées.

globe motion design
animation

a quoi sert le motion design ?

L’un de ses grands intérêts est sa capacité à rendre visuelle une information qui ne l’est pas forcément au départ.

Une notion abstraite, un fonctionnement, des données chiffrées, un processus ou une évolution peuvent être difficiles à expliquer uniquement avec des images tournées. Le motion design permet de les représenter, de les simplifier et de guider le regard vers l’information importante.

Il peut aussi donner du rythme à un film, créer des transitions, mettre en valeur des mots-clés ou des chiffres, habiller une interview, présenter un produit ou simplement affirmer une identité graphique.

un film entièrement conçu en motion design

Un film peut être réalisé intégralement en motion design, sans aucun tournage.

C’est particulièrement adapté lorsqu’il s’agit d’expliquer un concept, un service, un processus ou de présenter des informations qui n’ont pas nécessairement d’équivalent visuel dans le monde réel.

Le travail commence alors bien avant l’animation elle-même : il faut déterminer ce que l’on veut raconter et comment le traduire visuellement.

Viennent ensuite la création de l’univers graphique, le choix des formes, des illustrations, des typographies, des couleurs et du style d’animation. Une voix off et du sound design peuvent également participer à la narration.

Le motion design offre ainsi une très grande liberté créative : à partir du moment où un élément peut être créé graphiquement, il peut potentiellement être mis en mouvement.

👇🏼 Cliquez sur l’image pour voir un exemple de film en motion design :

voeux-neoma-2019

associer motion design et images réelles.

Le motion design ne s’oppose pas à la vidéo traditionnelle. Les deux techniques sont au contraire très complémentaires.

Dans un reportage, un film corporate, une interview ou un film produit, des éléments animés peuvent être intégrés aux images tournées : titres, chiffres, graphiques, pictogrammes, cartes, schémas, mots-clés…

Ils permettent d’apporter une information supplémentaire sans interrompre le film et peuvent faciliter la compréhension d’un propos.

L’intégration peut rester très discrète ou devenir une composante forte de l’identité visuelle du film.

Cette association entre images réelles et éléments graphiques animés permet donc de bénéficier à la fois de la dimension humaine et émotionnelle du tournage et de la capacité explicative du motion design.

 

motion design sur image réelle

comment se conçoit un motion design ?

Avant de faire bouger quoi que ce soit, il faut concevoir.

Le point de départ reste le message : qu’est-ce que le spectateur doit comprendre ou retenir ?

À partir de là se construisent le scénario, la narration et la traduction graphique des différentes idées. Un storyboard permet généralement de proposer un concept graphique, de prévoir les plans et leur enchaînement avant de passer à la fabrication des éléments graphique puis à l’animation.

chiffres partenaires neoma

Le motion design peut rendre une série de chiffres amusante… une courbe statistique passionnante ou un texte spectaculaire !

L’animation de ces éléments se doit d’être attrayante… et le design apporte à l’animation une dimension esthétique très importante.

Le motion design est donc à la croisée de plusieurs compétences : conception, narration, graphisme, animation et parfois réalisation audiovisuelle.

voeux vidéo NEOMA

motion design et IA générative : un nouvel outil, pas une direction artistique

L’IA, et notamment l’IA générative, fait désormais partie des outils à disposition des graphistes et motion designers. Elle permet de créer des images, des éléments graphiques ou des séquences animées, d’explorer rapidement différentes pistes visuelles et, dans certains cas, d’accélérer certaines étapes de fabrication.

Elle rend aussi ces possibilités beaucoup plus accessibles. Mais générer une image ou une animation avec une IA ne suffit pas à concevoir un film en motion design.

Obtenir des éléments réellement exploitables demande déjà de savoir précisément ce que l’on cherche. La qualité des prompts, leur précision et les ajustements successifs ont une influence importante sur le résultat. Il faut ensuite sélectionner, corriger, transformer et intégrer ces éléments dans un ensemble cohérent.

Surtout, l’IA ne fournit pas à elle seule la direction artistique : comment traduire une idée en images ? Comment expliquer visuellement une information ? Que montrer et dans quel ordre ? Où guider le regard ? Quel rythme adopter ? Quel univers graphique choisir pour servir le message et l’identité de l’entreprise ?

Et lorsqu’une grande précision est nécessaire — animation d’une typographie ou d’un logo, représentation de données, synchronisation avec une voix ou une musique, respect d’une charte graphique — le travail manuel du motion designer reste déterminant.

L’IA générative enrichit donc la boîte à outils du graphiste et ouvre de nouvelles possibilités. Mais l’outil ne remplace ni la conception, ni la direction artistique, ni la précision d’exécution qui transforment des éléments animés en véritable film.

Pour conclure

Que ce soit en pub, en générique TV, en documentaire… et bien sûr pour les entreprises, le motion design permet tout ou presque.

Alors, bien sûr, il ne suffit pas d’avoir un bon ordinateur avec tous les logiciels professionnels et les nouveaux outils pour devenir un bon motion designer !
A la base, il faut une fibre artistique, des idées… et dans le cadre d’un film de commande, savoir comprendre les attentes du client ! 

Chez Aulofilms, notre chef de projet commencera par cerner le besoin, voire accompagner le travail d’écriture du message. Nous proposons ensuite un univers graphique et une réalisation animée en cohérence avec le budget.

écran after effects

Voir les films en motion design de aulofilms

Vidéaste polyvalent ? Avantages et limites

Vidéaste polyvalent ? Avantages et limites

Pour certains projets vidéo, une seule personne peut assurer plusieurs fonctions : réalisation, conduite éditoriale, cadrage, lumière, prise de son, parfois même montage.

Cette polyvalence présente de vrais avantages, notamment en matière de simplicité et de budget. Mais elle a aussi ses limites : selon la complexité du tournage et le niveau d’exigence attendu, travailler seul n’est pas toujours la meilleure option.

 

LES AVANTAGES DU VIDÉASTE POLYVALENT :

Ils sont assez évidents :

  • un seul interlocuteur, qui maîtrise le projet dans son ensemble ;

  • un coût réduit, puisqu’il n’est pas nécessaire de mobiliser plusieurs techniciens.

Deux arguments importants, qui rendent cette configuration parfaitement adaptée à de nombreux projets.

 

LES LIMITES DE L’HOMME -OU LA FEMME- ORCHESTRE :

Peut-on tout gérer en même temps ?

Un vidéaste polyvalent doit pouvoir gérer simultanément la partie éditoriale — réalisation du film, coordination avec le client et les intervenants, conduite des interviews — et toute la partie technique : cadrage, lumière, son, voire préparation et équilibrage d’un stabilisateur pour les images en mouvement.

À cela s’ajoute toute la logistique du tournage : déplacer et installer le matériel, changer une batterie ou une carte mémoire, adapter une configuration, récupérer un accessoire… souvent avec peu de temps entre deux séquences.

Oui, il est possible de travailler seul, notamment lorsqu’il y a une unité de lieu, suffisamment de temps et des interviews statiques et posées.

Mais dès que le tournage se complexifie, les limites apparaissent rapidement : interviews plus exigeantes, changements de configuration fréquents, plusieurs personnes à sonoriser, déplacements rapides ou nécessité d’enchaîner les séquences.

Plus une image est élaborée, plus elle demande du temps… ou du monde derrière la caméra.

la concentration : DIFFICILE D’ÊTRE PARTOUT À LA FOIS.

Où doit aller la concentration ? Sur l’interview ? Le cadre ? Le son ? La lumière ? La technique ?

Une tâche est toujours mieux réalisée lorsqu’on peut s’y consacrer pleinement. En cumulant les fonctions, on augmente mécaniquement le risque de passer à côté d’un problème technique ou d’un élément important du tournage.

Et dans certaines situations, tout gérer simultanément devient tout simplement impossible.

La prise de son : CERTAINES SITUATIONS NÉCESSITENT UN SPÉCIALISTE.

Lors d’une interview simple, le réalisateur-cadreur peut parfaitement gérer lui-même la prise de son, notamment avec des micros-cravates.

Dans d’autres situations, la présence d’un preneur de son devient nécessaire.

C’est notamment le cas pour des interviews plus exigeantes, avec plusieurs intervenants, lorsque le réalisateur doit pouvoir rester pleinement concentré sur les personnes et sur le contenu. C’est d’autant plus important lorsque le film est destiné à être diffusé dans une grande salle, où la qualité sonore doit être irréprochable.

Même chose pour certains reportages : filmer une scène tout en captant précisément des dialogues, parfois en mouvement ou dans un environnement bruyant, nécessite un dispositif spécifique. Le micro-canon installé sur la caméra peut alors être insuffisant et servir principalement à récupérer un son d’ambiance.

Enfin, les séquences fictionnées comportant des dialogues nécessitent généralement une prise de son dédiée.

QUAND LE NIVEAU D’EXIGENCE AUGMENTE, L’ÉQUIPE AUSSI.

Dès que l’on monte en gamme, chaque étape du tournage demande davantage de maîtrise et de spécialisation.

Cela ne retire rien à la capacité d’un vidéaste polyvalent à cadrer, réaliser ou monter avec un très bon niveau. Mais une équipe permet à chacun de se concentrer pleinement sur son domaine et d’apporter son expertise au projet.

Prenons l’exemple d’un film corporate ou promotionnel pour lequel la qualité d’image est primordiale. Le tournage peut nécessiter une caméra plus exigeante, de la machinerie ou un dispositif d’éclairage plus important. La présence d’un chef opérateur ou d’un assistant prend alors tout son sens.

Une interview peut également gagner en qualité avec deux caméras, une lumière particulièrement travaillée ou des mouvements de caméra destinés à dynamiser le rendu. Dans ce cas, un deuxième cadreur peut devenir nécessaire.

Seul ou en équipe : une question de projet.

Un reportage simple peut parfaitement être réalisé seul.

Un reportage plus complexe peut également l’être, à condition d’avoir suffisamment d’expérience et de polyvalence, avec les limites évoquées précédemment.

En revanche, plus un film corporate ou promotionnel devient élaboré, plus il devient difficile — voire impossible — de conserver cette organisation en solo.

EN CONCLUSION

Il n’existe donc pas UNE configuration idéale pour tous les tournages.

Plus le niveau de qualité attendu est élevé, plus le projet est complexe ou exigeant techniquement, plus il devient pertinent de constituer une équipe dans laquelle chacun occupe une fonction spécialisée.

Lorsque l’image de marque de l’entreprise est en jeu, c’est un élément important à prendre en compte dès la conception du projet.

Captations de spectacles

Captations de spectacles

Comment réaliser une captation de spectacle ?

Les compagnies de spectacle vivant ont régulièrement besoin de captation de spectacle, que ce soit pour garder une trace ou surtout pour communiquer et vendre le spectacle.

Une captation consiste en l’enregistrement vidéo d’un spectacle avec une ou plusieurs caméras, suivi d’un montage.

Quelle configuration technique utiliser pour une captation de spectacle ?

– Captation 1 caméra : si vous souhaitez garder une trace du spectacle, sans volonté particulière de le partager. Dans certains cas, nous pouvons nous servir de cette captation pour réaliser un court montage d’extraits diffusable, à condition de l’avoir anticipé, en variant les valeurs de plans.

– Captation 2 caméras : c’est la configuration minimale et économique pour réaliser un montage alternant plans larges et plans rapprochés.

– Captation 3 caméras ou plus : c’est la configuration pour obtenir une captation plus dynamique et plus professionnelle. Elle permet de varier les angles et les valeurs de plan, et s’avère indispensable pour des scènes professionnelles, a fortiori pour les spectacles où se produisent plusieurs personnes (pièces de théâtre, danse, concert).

 

Dans tous les cas, il est préférable que chaque caméra ait un opérateur. Même s’il est possible pour des raisons budgétaires de prévoir une caméra sans cadreur, cela présente toujours un risque et nous n’y sommes pas favorables. Néanmoins, particulièrement pour des enregistrements de concert, il est concevable d’ajouter une caméra supplémentaire plus discrète directement sur la scène, de façon à proposer un angle supplémentaire pour dynamiser encore plus le montage final. Nous privilégions des caméras ayant une bonne sensibilité, condition sine qua non pour conserver une bonne qualité d’image car la plupart des spectacles vivants se jouent dans des conditions de basses lumières.

Pour une captation de pièce de théâtre de bonne qualité, ou tout spectacle nécessitant une prise de son au plateau (pièce de danse avec textes), il sera nécessaire de prévoir une mise en place de micros au plateau.

Dans tous les cas, et a fortiori pour des configurations techniques plus complexes, l’équipe doit arriver plusieurs heures à l’avance. Cela permet :
– de décider l’emplacement des caméras, en coordination avec le théâtre,
– d’installer le matériel image,
– d’installer le matériel son (raccord avec la régie, pose de micros),
– faire les réglages image et son en coordination avec la compagnie et les régisseurs,
– idéalement suivre un filage pour parcourir les différentes étapes et mieux les anticiper.

 

Comment se passe le montage ?

Il consiste tout d’abord à synchroniser les différentes caméras et prises de son, une opération plus ou moins longue selon les captations.

Le montage nécessite ensuite plusieurs « passes » pour choisir les angles à privilégier en fonction de l’action, ajuster au mieux les transitions et donc plus globalement optimiser la qualité de la captation : un premier montage en temps réel (comme un montage en live), puis 1 ou 2 autres passages pour peaufiner.

Enfin le mixage, l’étalonnage, les titrages et le générique font partie de la post-production.

RÉALISATION D’UN TEASER

Pour communiquer auprès du public à l’occasion d’une date de spectacle, ou auprès des professionnels, il est généralement nécessaire de faire un teaser, c’est-à-dire un montage d’extraits.

Pour réaliser un teaser ou une bande annonce de spectacle, il faut d’abord avoir réalisé et monté la captation intégrale. C’est seulement à partir de ce montage que l’on sélectionne les passages et la musique qui constitueront le teaser. Le montage du teaser ou de la bande annonce demande un soin tout particulier. C’est souvent le montage qui sera vu par le plus grand nombre, et qui aura pour mission de donner envie.

En conclusion

Un spectacle vivant est par définition conçu pour être vu en « live » ; c’est là qu’il prend toute sa dimension. Réaliser une captation permet de le partager à un public plus large, de communiquer, d’attirer du public, de le vendre, d’en conserver une trace de qualité…

C’est donc un outil indispensable mais il a l’inconvénient d' »aplatir » le spectacle lui-même, du fait même de le transposer en vidéo. Le public n’a plus la possibilité de choisir où il regarde, il perd une grosse partie de l’émotion qu’il peut ressentir en étant dans la salle.

Pour percer au maximum la barrière de l’écran et réussir à retranscrire les intentions et les focus du metteur en scène, les orientations naturelles du regard du spectateur et les émotions, la captation doit être de qualité, tant au niveau de l’image et du son que du montage, et réalisée par des techniciens aguerris et sensibles au spectacle vivant.

Vous avez un projet de captation ? Parlons-en !